« Shalimar » : La Légende du Taj Mahal

Taj Mahal

Beauté de marbre blanc
Aux mille et une couleurs,
Scintille au firmament
D’une rivière de pleurs.

Baigné par Jamuna
Douce fille de l’onde,
Prends la nuit dans tes bras
O Merveille du Monde,

Effleure de ta main
Le grand astre du jour,
Prends le ciel pour écrin

Et la terre pour amour,
O Taj Mahal mausolée enchanteur,
Merveille de l’Inde aux dix milles couleurs.

SHALIMAR
en sanskrit signifie
« LE TEMPLE DE L’AMOUR »
« Shalimar » est l’inspiration de l’Essence du Désir 
La promesse de l’Amour Eternel.

Jardins de « Shalimar » est le nom de plusieurs jardins royaux construits par la noblesse de l’Empire moghol au cours de la domination de divers empereurs, comme Jahângîr et Shâh Jahân.
Jardins de Shalimar de Lahore au Pakistan
Jardins de Shalimar au Cachemire en Inde 
Jardins de Shalimar de Kapurthala en Inde

SHAH JAHAN ET MUMTAZ MAHAL

L’HISTOIRE D’AMOUR DE SHAH JAHAN POUR SON ÉPOUSE MUMTAZ EST ANCRÉE DANS LA PIERRE D’UNE DES MERVEILLES DU MONDE, « LE TAJ MAHAL », QU’IL A CONSTRUIT DANS UN FASTUEUX HOMMAGE À SA BELLE MORTE EN COUCHES.

Le prince Kurram, plus connu sous le nom de Shah Jahan, qui signifie « Roi du monde » naît en 1592 et commande l’Empire moghol dès l’année 1627. Il est le fils de Jehengar, le 4e empereur moghol d’Inde. Il hérite ainsi du plus vaste empire du monde.
Arjumand Banu Begam, surnommé Mumtaz Mahal, « la merveille du Palais », est l’une de ses épouses. Elle est née en 1593 et sa beauté est renommée.

Le prince héritier et la jeune fille sont très jeunes lorsqu’ils se rencontrent à Agra, dans le nord de l’Inde. Adolescents, ils tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. En ces temps où les mariages sont le plus souvent arrangés pour des causes d’alliance politique des régions, l’amour pur et éternel du Shah Jahan et de Mumtaz s’inscrit dans la légende. La beauté inégalée de l’une et la prestance et la forte personnalité de l’autre les poussent l’un vers l’autre.

Ils se marient enfin en 1612 après quelques années de luttes familiales et de contraintes au cours desquelles Kurram a dû épouser deux autres jeunes femmes. Ainsi, Mumtaz, 3ème épouse du Shah Jahan, devient très vite sa favorite. Au fil des ans, elle accompagne son mari dans ses combats, et ses conquêtes. Désireux d’étendre l’Empire moghol, et de poursuivre l’œuvre de ses prédécesseurs, Kurram a le goût de l’aventure et du faste. Présente et douce, la princesse préférée se rend indispensable aux yeux du souverain qui possède un véritable harem. Elle le guide, l’épaule et le soutient, rôle alors peu concédé aux épouses. Elle lui donne quatorze enfants durant leurs dix-neuf années de vie commune.

Mais la tragédie scelle la légende de leur couple. En mettant au monde leur quatorzième enfant, elle meurt. Son époux est près d’elle. Juste avant de mourir, elle lui arrache la promesse d’édifier un monument égal à la pureté de leur amour commun et indestructible, qui a traversé toutes ces années. Un lieu de culte significatif de leur éternelle passion l’un pour l’autre.

Effondré, le Shah Jahan respecte les vœux de sa bien-aimée et se lance dans la construction du palais du Taj Mahal. L’édifice sera son obsession durant les 22 années de sa construction. Il coûtera des millions de roupies et entraînera la mort de dizaines d’ouvriers. Les plus belles pierres précieuses d’Inde et du monde le recouvriront. Sa réalisation en marbre blanc et pur, à l’image de l’amour que les époux se portaient, est une merveille architecturale. Fidèle et amoureux le grand moghol n’aura de cesse de tenir sa promesse pour bâtir ce mausolée, véritable hymne à l’amour, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Mumtaz, qui avait été inhumée temporairement en 1631, rejoint enfin sa somptueuse et dernière demeure en 1654. Le Shah Jahan tombe malade et le pouvoir est disputé par ses fils, dont Aurangzeb qui finit par faire enfermer son père. De sa cellule, il contemple le Palais du Taj Mahal construit pour sa belle.
La légende dit qu’il finit par mourir, tourné vers cette lumière, celle de son amour éternel.

Histoire du Parfum « Shalimar »

Jacques Guerlain se serait inspiré de la légendaire histoire d’amour de Mumtaz et de l’empereur Shah Jahan dans les jardins de « Shalimar » à Agra. Touché par l’amour de cet homme dont la femme mourût, et qui, dévasté par son chagrin, lui fît construire une tombe, le Taj Mahal, le parfumeur imagina un parfum féminin et très sensuel, au nom de « Shalimar », signifiant littéralement « demeure de l’amour » en sanskrit.

Porter « Shalimar » c’est laisser ses sens prendre le pouvoir.

J.guerlain

« Shalimar », créé en 1925 par Jean-Paul Guerlain

« Shalimar » a été élaboré en 1921 par Jacques Guerlain et présenté à l’Exposition Internationale des arts décoratifs et Industriels modernes de Paris en 1925 au Grand Palais.
Comme vous l’aurez deviné, il a été créé en hommage à cette merveilleuse histoire d’amour. 

Le flacon en est la plus exquise interprétation :

Raymond Guerlain (le cousin de Jacques) l’a conçu en s’inspirant des vasques qui ornent les fameux jardins ;  son bouchon représentant un éventail réalisé en cristal bleu par Baccarat, rappelle les jets d’eau éternels des jardins de « Shalimar ».

Ce magnifique flacon a remporté le premier prix de l’exposition de 1925.

Le SPOT publicitaire

Il reprend la légende de l’amour incroyable de l’empereur moghol Shah Jahan et de sa femme Muntaz Mahal. Afin de protéger leur amour, Mumtaz résidait dans un palais, à l’abri des regards et du chaos du monde. Ce palais protecteur était cerné par les « Jardins de Shalimar » . Pour rejoindre sa bien-aimée, Shah Jahan devait traverser des steppes arides, des montagnes et des fleuves. Ce n’est qu’à la fin de son périple qu’il retrouvait enfin sa magnifique femme. Son adoration était telle qu’il lui suffisait de fermer les yeux pour l’imaginer se préparer pour sa venue. Quand il arriva au palais où résidait Mumtaz, il ne put s’empêcher de contempler la beauté envoûtante de celle qu’il aimait. Il l’entraîna vers les rives du lac jouxtant les abords des jardins et la fit monter dans une embarcation à fond plat. C’est alors que du fond des eaux jaillirent quatre pointes de marbre blanc, suivies de quatre coupoles et de minarets, de façades immaculées, de couloirs et d’arcades, des portes et des balustrades incrustées de pierres semi-précieuses. Le Taj Mahal, merveille du monde, venait de sortir des eaux.


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