Carême : 40 jours de Quête spirituelle

Le Carême pour la foi chrétienne est une période de prière, de pardon, de réconciliation et de partage. C’est un temps nécessaire et essentiel pour préparer les fêtes de Pâques, la résurrection de Jésus-Christ.
Ce moment, défini par l’église dès le 4ème siècle, débute le mercredi des Cendres et se termine le dimanche de Pâques. Il invite à faire pénitence, observer le « jeûne » ou l’abstinence. C’est donc un moment privilégié pour un travail spirituel, les prières et le jeûne permettant aux croyants d’accéder à leur intériorité pour y rencontrer Dieu.
Cette étape est propice au don de soi, l’expérience de l’aumône comme geste d’amour et au détachement des biens matériels.
La pratique du Carême incite à la réflexion et à l’introspection, elle permet de résister à la volonté de puissance et de possession par l’acte de générosité qui fait grandir en sobriété et en solidarité. C’est un phase de changement qui permet de faire un travail de discernement sur le sens des valeurs essentielles et s’ouvrir aux autres avec bienveillance.

Le Carême c’est surtout une sollicitation bienveillante de faire « un petit effort »

Origine du Carême

Le mot « carême » vient du latin quadragesima (dies) qui signifie « quarantième » (jour), en ancien français on l’écrivait « quaresme ». Ce terme énonce le « temps de préparation et d’épreuves avant une nouvelle ère ».
Le carême est une référence à un épisode biblique, la « Tentation du Christ ».
Les Chrétiens sont appelés à se souvenir de ce morceau de vie de Jésus de Nazareth. D’après les Evangiles, Jésus, peu après son baptême vers l’âge de 30 ans, passe 40 jours dans le désert de Judée à l’Est de Jérusalem. Le Diable lui serait apparu pour le « tenter ».
Jésus suivant un jeûne parmi les bêtes sauvages, est visité par Satan qui lui fait 3 propositions :
1ère tentation: lorsque que Jésus commence à souffrir de la faim, le démon lui suggère : « Si tu es le fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain ».
2ème tentation : le démon lui promet de lui offrir tous les royaumes du monde en échange de sa soumission.
3ème tentation : le diable lui soumet de prouver « sa nature divine » en sautant du haut du temple de Jérusalem :  » Si tu es le fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : il donnera pour toi à ses anges l’ordre de te garder, et encore, ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre ».
Jésus résiste aux ruses du « tentateur » et réussit à gagner son combat contre le « malin ».

Déroulement du Carême

Les 6 semaines du carême (« manger maigre ») démarrent le lendemain de « Mardi Gras » (« manger gras »), exutoire précédant les rigueurs de la pénitence (aliments proscrits ; laitages, œufs, poissons, viandes) pour finir vers la « libération Pascale ».
Le début de cette phase de réflexion pour les croyants sera donné par la traditionnelle cérémonie de bénédiction et d’imposition des cendres dans toutes les paroisses. Durant ce rite, le prêtre dessine une croix sur le front des fidèles. Le mercredi des Cendres est une journée initialement de jeûne complet.
Le 4ème dimanche du Carême, dit dimanche des Laetare (« se réjouir » en latin) est un moment de pause dans l’austérité de la période où les célébrations reprennent un aspect plus festif avec des fleurs, cloches et jolis vêtements. Les fidèles se projettent ainsi sur les futures joies de la commémoration des fêtes de Pâques.
Ce cycle se clôture avec la Semaine Sainte, moment du souvenir de la mort puis de la résurrection louant la « Passion du Christ ». Elle débute une semaine avant Pâques avec le dimanche des Rameaux. Les fidèles apportent des rameaux (branches) qui seront bénis durant la messe. C’est un rite en hommage à l’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem, qui, selon la Bible, avait été accueilli par le peuple avec des palmes.
On arrive au Jeudi Saint, qui est celui de la Cène, le dernier repas que Jésus partage avec ses Apôtres et qui célèbre sa première eucharistie.
Le vendredi Saint (jeûne complet) sanctifie la mort de Jésus-Christ. Il est d’usage de suivre un chemin de croix (rappelant le parcours de Jésus allant à sa crucifixion).
Samedi Saint est consacré au jeûne, la prière et la réflexion.
Le soir, les fidèles se réunissent pour la « veillée pascale ».
Cette dernière nuit marque la fin de la période du Carême et le début des commémorations des Fêtes de Pâques.

De l’origine à nos jours

C’est au 4ème siècle que les célébrations de Pâques et du Carême sont formalisées par l’Eglise Catholique.
Dans l’Antiquité, puis au Moyen-Âge, de nombreux chrétiens pratiquaient la « xérophagie », en consommant du pain et des fruits secs uniquement et ils se privaient de repas le soir.
Dès la Renaissance, la relative sécularisation de la société occidentale et le relâchement des consignes données ont rendu les pratiques du carême plus souples. Le jeûne peut être remplacé par de bonnes actions ou des prières.
Traditionnellement, il était d’usage de ne pas consommer de viande le vendredi pour marquer le Vendredi saint (jour de la crucifixion). Aujourd’hui c’est un usage qui reste ancré dans nos habitudes judéo-chrétiennes héritées, même si nous ne sommes plus pratiquants voire même croyants.

Carême personnel

Dans notre époque moderne, que peut-on attendre du carême ? Comment peut-on le transformer pour accéder à un bien-être apaisant et réparateur ? Comment peut-on le revisiter pour servir une envie de libération, de purification intérieure personnelle?
En effet, la proposition du carême est tout à fait accessible à toutes personnes en recherche de spiritualité et répondre à une attente de quête intérieure (voir toutes les propositions de stage de jeûne à la mode pour nous aider à recouvrer la santé).
Le symbole de durée de 40 jours déjà, est annonciateur, avec le nombre 40 qui souligne l’attente, la préparation, l’augure d’un nouveau chapitre, la mort de soi-même ; de parcours initiatique pour une renaissance spirituelle.
Aujourd’hui, nous pouvons appliquer une extension au rite du carême religieux en créant « notre propre carême personnel » afin de s’extraire de nos dépendances modernes, aliénantes, asservissantes et limiter nos excès qui nous emprisonnent.
Nous pouvons ainsi mettre en place :
– Un jeûne physique : manger moins et mieux surtout, marcher dans la nature, faire des exercices physiques. Cesser de consommer tout ce qui nous fait du mal, combattre notre propre « diable ».
– Un jeûne mental : méditer, se mettre dans des conditions saines en s’éloignant des écrans et de leurs attractions addictives, faire le vide, écouter le silence et le chant des oiseaux, prendre soin de soi en cultivant la bienveillance et la compassion.
L’objectif d’un carême est « d’asservir le corps » pour purifier l’âme, car en privant le corps, on nourrit l’âme. Il s’agit d’apprendre à maîtriser le corps (Philosophie du Yoga) pour libérer le poids du mental et ainsi accéder à la demande de notre âme.

Valeur numérique du mot « carême »

carême = 45 / 9

Alors que le carême de 40 jours évoque la fin de quelque chose pour aller vers autre chose, la valeur numérique de ce mot confirme cette vibration, puisque le 9 parle de faire le bilan, de traiter tous ce qui doit être clôturé, c’est la fin d’un cycle ou l’on doit nettoyer tout ce qui est compris et lâcher tout ce qui est maintenant inutile à l’évolution de notre âme et accéder à une autre étape.
On a la même vibration avec le mot « ascension » qui évoque la fin de la vie terrestre de Jésus-Christ dans la Bible.

Symbolisme du Désert

Je ne pouvais pas finaliser cet article sans vous parler du « désert » et de sa symbolique.
Le désert est un lieu aride, une région isolée, inhabitée, dont la végétation est absente ainsi que les hommes. A l’horizon, des étendues de sable à perte de vue immobiles mais de façon invisible toujours en mouvement, c’est aussi un mystère qui fascine, une invitation à l’exploration, une promesse de purification pour atteindre une grande joie.
Le désert peut évoquer le sentiment de se sentir abandonné, d’être privé d’aide, de protection des autres, amis, relations, famille. Ne dit-on pas « ma vie est un désert »?
Dans le sens biblique, c’est une mise à l’épreuve, afin de vérifier sa foi, de certifier les qualités de pureté et d’âme.
Le désert, terre originelle, vide spatiale, source de danger et de solitude, horizon de l’infini et de l’inconnu, est un symbole de vide, de stérilité qui peut nous soumettre à la révélation de tous les possibles, nous permet d’être confronté au miroir de nous-mêmes.
C’est un pèlerinage de l’âme qui nous guide dans nos profondeurs abyssales en quête de spiritualité, c’est un voyage initiatique qui nous fait souscrire à l’abandon du pouvoir tyrannique de notre égo, qui nous permet d’observer et d’analyser le labyrinthe de notre vie, qui nous sollicite à expérimenter le détachement.
On exprime banalement « la traversée du désert » quand plus rien ne va, cette « épreuve » peut nous permettre de faire table rase de son vécu et nous offrir ainsi une « renaissance », une autre possibilité d’être.

Une réflexion à la fois sensuelle et spirituelle sur le désert, qui résume l’expérience personnelle de l’auteure et celles de grandes figures telles Charles de Foucauld, Saint-Exupéry et Isabelle Eberhardt.
Océan de sable où le sublime, le dépassement, l’effroi et l’obsession se succèdent telles les dunes, le Sahara, métaphore de bien d’autres déserts, exalte la fusion de la pensée et du corps dans un même rayonnement.
Le désert est dur, aride, dangereux, ne tolère ni faute ni faiblesse, mais se révèle comme un délicieux enfer, une brûlure qui apaise.
Blanche de Richemont nous fait découvrir avec poésie ce qu’elle a perçu de plus beau et de plus violent au cœur de cette étendue infinie où l’on se sent si petit, mais qui nous grandit en nous rapprochant inévitablement de nous-même.
Dans cet ouvrage aussi sensuel que spirituel, désert et pensée se mêlent dans une danse vivante et trépidante, que des références à de grandes figures du désert tels Théodore Monod, Saint-Exupéry, Charles de Foucauld, Lawrence d’Arabie, Isabelle Eberhardt… viennent éclairer.

Je vous propose de découvrir « Marche Nomade » pour votre plus grand bonheur avec une belle personne, Martine, thérapeutique quantique.

Namaste


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