Apogée de la Lumière : Solstice d’été

La Flamme.
Ce feu résume une vivante tradition. Non pas une image inconsistante, mais une réalité. Une réalité aussi tangible que la dureté de cette pierre ou ce souffle de vent. Le symbole du solstice est que la vie ne peut pas mourir. Nos ancêtres croyaient que le Soleil n’abandonne pas les hommes et qu’il revient chaque année au rendez-vous du printemps.
Nous croyons avec eux, que la vie ne meurt pas et que par-delà la mort des individus, la vie collective continue.
Qu’importe ce que sera demain. C’est en nous dressant aujourd’hui, en affirmant que nous voulons rester ce que nous sommes, que demain pourra venir.
Nous portons en nous la flamme. La flamme pure de ce feu de foi. Non pas un feu de souvenir. Non pas un feu de piété filiale. Mais un feu de joie et de gravité qu’il convient d’allumer sur notre terre. Là nous voulons vivre et remplir notre devoir d’hommes sans renier aucune des particularités de notre sang, notre histoire, notre foi entremêlés dans nos souvenirs et dans nos veines…
Ce n’est pas la résurrection d’un rite aboli. C’est la continuation d’une grande tradition. D’une tradition qui plonge ses racines au plus profond des âges et ne veut pas disparaître. Une tradition dont chaque modification ne doit que renforcer le sens symbolique. Une tradition qui peu à peu revit. »

Jean Mabire
Les Solstices, Histoire et actualité, éditions Le Flambeau, 1991

Etymologie

Nom formé à partir de 2 éléments latins :
sol qui signifie « soleil »
stare qui signifie « s’arrêter ».
D’ après son étymologie,  ce mot signifie donc « l’arrêt du soleil ». Ce mot est apparu en Français au 13ème siècle.

Lumière et Chaleur

C’est le jour le plus long de la l’année et donc la nuit la plus courte. Le Soleil est à son zénith annuel, soit le midi symbolique, cela transcrit la victoire des forces du jour célestes extérieures.
Au solstice, le Soleil « semble s’arrêter » et rester immobile. Plusieurs fêtes célèbrent les solstices depuis la nuit des temps. Il est associé à l’élément feu, le principe yang, c’est l’énergie de chaleur et d’extériorité.
Ce qui a été initié à l’Equinoxe de printemps arrive à maturité au solstice d’été. On glorifie la générosité de la nature et son abondance, c’est la fête des semailles et des récoltes.
Le solstice d’été est le symbole de la lumière à son apogée ; c’est l’expression d’un lien entre la conscience humaine, corps et esprit, et la nature en tant qu’expression de l’Univers, entre le microcosme et le macrocosme. Il communique au monde de s’affranchir de l’attraction terrestre, de se détacher de la Terre Mère et de transformer le monde en agissant sur lui. Il s’agit d’une fête « masculine » avec l’attribut de l’élément Feu. On est dans le processus de ce qui est rendu visible, d’une mise en harmonie avec l’ordre cosmique ; la stimulation de « l’octave dorée » permet au Soleil céleste d’irradier notre Soleil physique. La Terre présente son pôle Nord au Soleil et cache son pôle Sud.
Ce moment unique et éphémère célèbre la vitalité, la lumière, l’abondance, la générosité, la renaissance, la sociabilité, la réceptivité à la nature, l’invitation à se connecter aux forces telluriques ; cela développe force et puissance, stimule la circulation des énergies et honore la joie qui vibre en chacun de nous. Le Feu de « joie » allumé de part et d’autre dans les 4 coins du monde résume une vivante tradition présente depuis le début de l’humanité, il exalte le pouvoir solaire qui permet l’émergence de la vie à partir de la matière.

Suivre les traditions est un choix, un murmure des temps anciens et futurs, elles ne disent pas qui nous sommes, elles signalent, juste, que nous sommes de quelques part.

Sagesse Céleste

L’Origine de la célébration du solstice d’été : La Nuit des Temps

La célébration du solstice d’été trouve son origine dans les traditionnelles fêtes païennes ancestrales.
Une fête païenne est une fête liée à une célébration particulière d’un calendrier de tradition païenne, même purement oral, qui peut être lié à un dieu, par exemple tutélaire, ou destiné à marquer un événement naturel saisonnier, météorologique ou astronomique particulier.
– En Egypte : on célèbre la nouvelle année, c’est la lumière du Roi Soleil « Ra »
– Les païens celtiques fêtent quant à eux, Litha, qui est devenu avec l’avènement du christianisme les Fêtes de la Saint-Jean. La coutume est de danser autour de grands feux du coucher au lever du soleil, on consacre ainsi la victoire de la lumière sur les ténèbres. Ce culte du Feu est la plus ancienne forme de pratique religieuse solaire. Le feu est associé à ce rite pour chasser les mauvais esprits. C’est une journée chargée de pouvoir, de magie et de superstition ; les divinités et les fées se promènent dans les champs et couronnent la fin des travaux des récoltes. C’est un processus qui magnifie le cycle de l’Être afin de la préparer à la « redescente » de la lumière qui atteindra son apogée au solstice d’hiver, ou la nuit la plus longue.

Solstice d’été gouverné par le Dieu romain, Janus, le Dieu des Portes

Janus est le dieu romain des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes. Il présente 2 visages (le jeune et l’ancien) et il est représenté avec une face tournée vers le passé, l’autre sur l’avenir. Janus observe l’Orient et l’Occident en même temps, c’est le Maître de 2 voies de développement spirituel. Il est fêté le 1er janvier, son mois, Januarius « janvier », marque le commencement de la fin de l’année dans le calendrier romain.
Son temple est situé sur le forum de Rome. Il est rituellement ouvert en temps de guerre et fermé en temps de paix. L’une des collines de Rome, le Janicule, lui est consacrée. C’est un dieu de premier rang dans la hiérarchie religieuse romaine, le seul avec Jupiter et Mars à être qualifié de « Dieu le père », Januspater. L’étymologie du mot Janus est lié à un terme plutôt abstrait qui prend racine dans la langue indo-européen correspondant à la notion de « passer » : ainsi, il est le dieu « introducteur », il est lié au passage du temps, janitor, « le portier ».
Janus, Gardien des portes, se tient avec son principal attribut les clefs :
Dans d’autres temps, Janus régnait sur l’Italie. Il y accueillit Saturne, titan du Temps, exilé du ciel par son fils Jupiter. En remerciement, le banni lui fit don de la prudence et de la connaissance du passé et de l’avenir. Janus utilisa ses nouveaux pouvoirs pour protéger les foyers avec des portes, des serrures et des clefs. Le lituus, un bâton augural à l’extrémité recourbée, concentre ses capacités de voyance.
Le dieu surveille à la fois les entrées et les sorties d’où sa double face. Sa fonction se révèle plus complexe qu’il n’y paraît. Ainsi, son vieux visage barbu se tourne vers l’arrière, la Terre, et endure le solstice d’hiver. Ses traits juvéniles, au contraire, regarde l’avant, le Ciel, et s’illumine du solstice d’été.
Janus, dieu de l’initiation avec Jana (protectrice des portes et des gonds) déesse du Chemin ouvrent la porte du solstice d’été qui introduit à la connaissance du futur ainsi qu’aux dimensions magiques de la réalité.
Janus possède 2 clefs :
– l’une est en Or, le Grand Mystère, le Paradis Céleste, elle ouvre la Porte des Dieux, elle initialise la voie ascendante vers la lumière ou la connaissance spirituelle.
– l’autre est en argent, le Petit Mystère, le Paradis Terrestre, elle ouvre la Porte des Hommes, ou la voie descendante vers la lumière ou la connaissance matérielle.
La solstice d’été est la Porte des Hommes (le Petit Mystère) quand le solstice d’hiver est celle des Dieux (le Grand Mystère).
Le solstice d’été annonce la phase descendante du Soleil et chtonienne ou cycle d’obscuration, soit l’expérience physique. C’est la voie des Ancêtres, la connaissance individuelle. L’Homme se régénère psychiquement, il se recentre sur son être individuel et il réfléchit à sa place dans l’ordre du monde. C’est la période favorable où les âmes se réincarnent des morts dans le monde terrestre.
On est à la période du signe du Cancer, signe d’Eau, signe cardinal, gouverné par la Lune, le principe féminin et matriciel. Il est relié aux origines, il indique la fécondation, le début d’une gestation du principe solaire qui prendra naissance et renaîtra au solstice d’hiver. On fête le futur déclin des forces du jour, le yang est à son apogée et le yin se profile soutenu par l’énergie du Cancer. On associe ce moment avec l’élément Eau, avec des rituels liés à la féminité en se plongeant dans des bains purificateurs ; on instaure des rituels réconciliateurs reliant le Feu et l’Eau, le Ciel et la Terre.

Son Message : Annonce d’un regard neuf et purifié

Ce solstice d’été est particulier, il nous invite à enclancher une nouvelle vie, à l’ouverture des possibles, au déploiement du réveil de la conscience. Il nous propose de « rafraîchir », avec l’Eau du Cancer, nos pensées, notre esprit, notre système de croyances afin de se rendre disponible à la mise en marche d’un nouvel ordre universel. Il nous prépare à accueillir la libération des âmes, un nouveau souffle. Un processus de déblocage, une nouvelle visibilité, un nouvel éveil est en train de s’initialiser. Tout ce qui était enfoui, caché, ignoré est mis en pleine lumière. Il s’effectue une libération des mémoires traumatiques, une purification et un balayage des anciens systèmes de protection.
Quelque chose de grand est à l’œuvre pour réparer l’ordre et tous les systèmes oppressifs dans un couloir énergétique d’onde révolutionnaire.
Ce solstice, cette arrêt éphémère de la course du Soleil, nous propose de nous arrêter dans un souffle retenu, de respirer, d’humer l’air du foin fraîchement coupé, de sentir la chaleur naissante de l’été. Simplement savourer et profiter de ce moment idéal, poser notre 3ème œil clairvoyant et profond pour construire « du nouveau » en poussant les limites du visible vers le « grand infini » et au-delà. Se connecter à l’énergie d’abondance des récoltes matérielles et spirituelles, d’amour inconditionnel engrangées dans notre cœur.

Le Coquelicot :
De la famille des pavots, c’est une plante d’été, amoureuse des lieux ensoleillés, des talus et des prairies sèches, qui apprécie les champs de céréales, de blé en particulier.
Les Romains l’appelaient parfois Rose de Cérès, en hommage à la déesse des Moissons, censée la faire pousser. Celle-ci était d’ailleurs représentée portant une corbeille d’épis entremêlés des fragiles fleurs rouges. Dans la mythologie grecque, Déméter, divinité agraire, buvait des décoctions de Coquelicot pour apaiser son chagrin, provoqué par le rapt de sa fille Perséphone par Hadès, le dieu des Enfers.
Le coquelicot est le signe de la beauté éphémère ; d’ailleurs cette fleur ne se cueille pas car dans un vase elle mourrait. Sa devise : « rien n’est éternel » ; son axiome : « aimons nous au plus tôt ».

Langage des Fleurs

Namaste


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