Les 12 Archétypes Astrologiques : l’Appel du Mystère (10)

Le Visage de l’Archétype du Capricorne
(22 Décembre/ 20 Janvier)

Portrait du Capricorne

Maître : Saturne
Maison : 10
Elément :  Terre
Qualité : Cardinale
Polarité : Féminine
Exaltation : Mars | Chute : Jupiter | Exil : Lune
Saison : début de l’Hiver  | Sabbat :  Yule
Jour : Samedi
Nombre : 4
Physiologie : genoux, articulations, squelette
Couleur : noir, blanc de l’hiver, gris glacé, argent
Cristaux : aragonite, aventurine, tourmaline noire, hématite, quartz fumé
Végétaux : pin, saule, orme, peuplier, camélia, if, houx, chêne clair, pensée,
pavot blanc et rouge, œillet, prêle
Huile Essentielle : pin Douglas, pin, vétiver, gingembre, cyprès, mousse de chêne
Déesse Archétypale : Frau Holle, Mère Hulda, Hécate, Baba Yaga, Sudice, Agischanak
Conte Initiatique : La Porte des Etoiles
Mots Clés : confiance en soi, intégrité, autorité, rigide, froid, discipline, prudence, responsabilité, devoir, cohérence, patience, conventionnel, difficulté à montrer ses sentiments, grande opposition aux changements.
Voyage Intérieur : « Tissez la Toile »
Rituel : « Planifier chaque étape du Tissage pour préparer de façon pérenne la trame de votre légende personnelle »

Je me souviens :
« C’était le solstice d’hiver, et la mer était haute,
et sombre la lumière
Je me souviens des vagues s’enroulant sur la jetée,
et des oiseaux de nuit
de longs cheveux de varechs noirs, d’écumes grises
et de l’horizon rouge
Je me souviens des couleurs de la nuit. »

J.P Villebramar

Dans l’hémisphère Nord, la nature s’est dépouillée de ses attributs. La vie se contracte afin de pouvoir survivre et de nombreuses « sensibilités conscientes » font des choix importants au sujet des énergies dans l’espoir de traverser en douceur la saison où il n’y a plus rien. La lumière a atteint sa plus faible intensité, au passage du 21 décembre ; face à la Porte des Dieux, l’Être se recroqueville pour faire face a la plus longue nuit de l’année, le Solstice d’Hiver, qui annonce la saison du Capricorne.

Le Capricorne est un signe de Terre Cardinal, ce qui marque le passage d’une nouvelle saison, ici, l’hiver. Il est connecté à l’élément Terre, la puissante énergie de fondation. Faisant écho à la saison dans laquelle il plonge ses racines, le Capricorne parle de définir le but de la vie en délimitant l’excès du signe qui le précède le Sagittaire, en s’engageant sur le long terme.
Ce processus de définition consiste en la reconnaissance des limites et des limitations qui cristallisent un objectif.
Le Capricorne est gouverné par Saturne, l’archétype planétaire qui est traditionnellement associé aux frontières. Avant la découverte du télescope, Saturne était la planète la plus éloignée visible à l’œil nu, c’est ainsi qu’elle a été identifiée aux frontières, aux limites et à ce qui se termine. Saturne symbolise les limites et la structure de notre réalité physique : la peau, les cheveux, les ongles et les os.

Commençant plus particulièrement avec le retour de Saturne à l’âge d’environ 29 ans, les cycles majeurs de Saturne coïncident dans nos vies avec les rites de passage qui conduise à un nouveau niveau de maturité. En conséquence, Saturne est aligné avec le vieillissement et le fait d’endosser des responsabilités. Saturne est le Maître du Temps.

Dans le discours jungien, l’archétype du Capricorne est connecté au senex, « le vieil homme sage », ou l’Ancien qui illustre aussi l’archétype de l’Aïeule. La Cailleach, « la vieille femme de l’hiver » des terres gaéliques, de même qu’Hécate, la déesse aïeule des carrefours est particulièrement en relation avec le Capricorne. Résonnant profondément avec la sagesse des grands-mères, des traditions transmises de maître à élève et des chemins séculaires de la Connaissance, le Capricorne représente nos « os psychiques ancestraux ». Bien que l’archétype du Capricorne soit aligné avec le père, l’animus, il est en fait un signe yin  et il est donc aussi une expression du féminin sacré. Le Capricorne est aussi l’image de hieros gamos, le « mariage sacré » entre les polarités du masculin et du féminin.

L’Essence du Capricorne : 10ème étape zodiacale

Quand le Capricorne s’identifie à son expression naturelle lumineuse, il endosse avec sagesse le poids des responsabilités du monde réel et d’afficher la valeur de la persévérance. L’archétype Capricorne accepte intérieurement l’idée que, pour arriver au sommet, cela vaut la peine qu’on s’y consacre. Il n’a pas peur de travailler dur, de mettre du temps pour atteindre son but. Il se méfie de tout ce qui arrive trop facilement, il sait que pour devenir une « personne d’autorité » dans tout domaine, cela signifie qu’il faut prendre son temps, faire des efforts et être patient. Intuitivement, il comprend que le réel accomplissement et la sagesse, sont un processus et que, dans le monde du « tout, tout de suite », il prendra plutôt un chemin un peu plus long pour avoir quelque chose de stable, de solide et d’authentique qui passera l’épreuve du temps. L’intégrité et le respect de soi sont des principes moteurs qui le motivent à se battre pour assumer ses responsabilités.
Le désir, comme le besoin de sécurité matérielle, est un thème récurrent dans l’énergie du Capricorne. Elle est pragmatique et n’attend pas que l’univers lui fournisse magiquement ce dont elle a besoin, cela ne tombe pas du ciel ! Elle travaille, elle épargne judicieusement et investit sagement. D’ailleurs, c’est sûrement un Capricorne qui a écrit l’adage « mieux vaut prévenir que guérir ». Il est nécessaire à cette énergie d’avoir toujours un plan de secours et qu’elle se prépare à toute éventualité, elle se construit en anticipant et en organisant minutieusement les choses.

Quand le Capricorne s’identifie à son ombre, malgré son intégrité et son sens pratique, il se cache sous le réalisme de Saturne. Le désir de sécurité matérielle peut facilement devenir du matérialisme avec l’idée que la seule chose qui vaille la peine soit l’argent ou le statut social. La philosophie axée sur l’absence de cœur peut produire un état d’esprit calculateur, froid et opportuniste. L’ambition aveugle uniquement orientée dans la recherche du prestige et du pouvoir reflète la face sombre du masculin connecté avec l’archétype du Capricorne, c’est-à-dire le patriarcat.
D’ailleurs, l’expression féminine du Capricorne n’est pas à l’abri de l’idéologie patriarcale s’exprimant depuis la face sombre du signe. Elle peut être tout aussi impitoyable, voire plus, quand elle s’identifie avec les structures du pouvoir hiérarchique comme n’importe quel mâle patriarcal. Elle peut aussi adhérer à cette idée en se conformant à une société traditionnellement dominée par les hommes, en endossant le rôle de la bonne épouse, elle se marie alors à un homme puissant financièrement pour s’en sortir dans le monde.
La face sombre de ce signe dissimule une tactique de survie dans une société encore sexiste, la peur chevillée au ventre d’être laissé-pour-compte, ce qui peut l’empêcher d’exprimer sa vraie personnalité et de prendre des risques qui élargiraient ses horizons. L’expression féminine de cette énergie s’aligne alors avec le pouvoir dominant et devient extrêmement conservatrice dans sa vision du monde, délaissant l’authenticité pour une vie de « je devrais » ou « il faudrait ». La peur de s’exprimer, d’être rejetée du groupe, peut transformer le féminin du Capricorne en une femme paralysée et réservée ayant peur de dire ou de faire ce qu’il ne faut pas. Cette énergie capable de parcourir des routes bien difficiles et de faire d’inimaginables sacrifices comprend profondément ce que c’est d’être entre le fer et l’enclume. Cette énergie doit absolument trouver le chemin pour revenir vers son cœur, elle doit se souvenir que l’une de ses principales tâches de vie et d’être un guide avisé pour la prochaine génération. Pour cela, il faudra suivre un travail de guérison et de consolidation des zones de sa psyché qui sont restreintes dans un mécanisme d’autoprotection.

Le plan émotionnelle de cette essence construit une personnalité ,comme dans les autres secteurs de sa vie, qui ne badine pas avec l’amour, c’est un sujet très sérieux ! Une fois engagée, elle reste très loyale et fidèle à son partenaire envers et contre tous. Elle souhaite une relation stable, construite sur des solutions de des fondations solides. Elle est digne de confiance et ne sait pas tricher, la sécurité est sa première priorité et elle ne se mettra pas en danger pour des futilités. Face à une situation désagréable ou inconfortable, elle est capable de rester raisonnable, de garder son sang-froid et de faire de son mieux pour garder sa ligne de conduite et avancer envers et contre tout. Cette énergie souhaite se marier, avoir des enfants et créer une vraie famille. Elle conçoit les relations dans la durée et reste très prudente quand il s’agit d’aimer, sans compter que sa plus grande peur est d’être rejetée, elle aura donc besoin d’être en confiance avec la personne qu’elle choisit : qu’elle partage les mêmes valeurs, que les standards soient élevés et que l’autre prenne ses responsabilités. Cette énergie ne demande pas de preuve d’amour mais demande surtout que l’autre partage ses responsabilités et qu’il assure la sécurité du futur et de la famille. La notion de devoir est ici très forte et exigeante.
Cette typologie porte le masque de la distance et elle est réservé même si elle est impliquée ; en effet, elle a tendance à verrouiller ses émotions mais c’est par peur d’être vulnérable. Elle a besoin de contrôle, sa façade sérieuse, maîtresse d’elle-même, cache le cœur d’une romantique secrète qui a peur de se perdre et d’être submergée par des sentiments indisciplinés et chaotiques que l’amour peut générer. Quoi qu’il en soit, elle est réaliste et sacrifie ce qu’elle doit si cela n’a pas de sens rationnel. Le côté sombre de cette énergie est, de fait, un matérialisme excessif et la relation peut être traitée comme une affaire commerciale, comme une carrière pour arriver à un statut élevé.

Le plan professionnel de l’archétype du Capricorne est en relation avec le milieu des finances. Les compétences du Capricorne sont totalement dans leur élément. Il aspirera toujours à atteindre le sommet de la montagne qu’il gravit avec détermination. Il planifie son ascension à pas mesurés bien qu’il soit ambitieux et compétitif, il a la patience et l’humilité de commencer à la base et d’apprendre les ficelles du métier. Il est autonome et a suffisamment de discipline pour rester sur le chemin qu’il a choisi.
L’énergie Capricorne recherche les honneurs, les événements marquants et la réussite sociale, son immense endurance permet souvent de dépasser ses compétiteurs sur le long cours. Cette personnalité possède un respect naturel pour l’autorité et n’a aucun ressenti envers ses supérieurs, elle s’efforce d’apprendre d’eux en élaborant sa propre stratégie pour parvenir au sommet. Le Capricorne est un employé fiable, sérieux et honnête, c’est un excellent exécuteur et suiveur si cela le sert dans son évolution. Le travail est un socle capital pour cette personne avec une addiction mais qui est reliée à un besoin viscéral de sécurité et d’accomplissement personnel. L’aspiration de réussite est liée au pouvoir et au prestige et le fait de fréquenter et de faire des alliances stratégiques avec des personnes haut placées fait parti de l’ascension de ce stratège ambitieux.
Les carrières de l’expression Capricorne résonnent avec l’élément Terre. En effet, la Terre est connectée aux ressources telles que l’argent, mais l’argent n’est qu’une forme de ressources. Le Capricorne est un signe profondément pragmatique, l’expression professionnelle se fera autour de compétences financières ou de chef d’entreprise. Il favorisera une carrière qui aura de fortes chances de construire une sécurité matérielle pérenne, une réputation et position sociale solide. Il s’épanouiera dans les pouvoirs publics, l’orthopédie, l’ostéopathie et la dentisterie, et les métiers avec les relations avec les personnes âgées. Son respect pour le passé, les passions pour les origines peuvent le conduire à devenir conservateur du musée, antiquaire ou commissaire-priseur ; avec son flair financier, il peut exceller en conseiller financier ou dans le métier de la bourse ; son talent pour la construction signifie aussi qu’il peut devenir architecte, d’ingénieur, maître d’œuvre ta tête, ou de la promotion immobilière.

Déesse Guide : Frau Holle

Frau Holle, connue aussi sous le nom de Holda, Hulda, Holla et Pertrecht, est l’ancienne déesse de l’hiver, elle est en relation toute particulière avec le renouveau qui coïncide avec le Solstice d’Hiver et son principe de régénération. C’est le temps de l’obscurité et du retour de la lumière Elle règne sur le temps, le soleil, la neige et la pluie. Elle régénère le soleil car elle est, elle-même, le soleil. Celle que l’on appelle la « Mère de toute Vie » et la « Grande Guérisseuse » est connue comme celle qui tue et qui régénère, celle qui supervise l’énergie cyclique, la personnification de l’hiver, elle est reliée à la grand-mère noire, la mère des morts ou à la dame blanche. Le sureau et le houx sont les arbres sacrés de Frau Holle, on dit que les morts vivaient en dessous de ces arbres et qu’ils avaient des pouvoirs de guérison et de régénération.

Il est clair qu’avec ses nombreuses couches de symbolisme, Frau Holle est une déesse puissante qui englobe tous les cycles de la vie et de la mort et une déesse fondamentale dont le domaine se situe dans les « profondeurs intérieures des montagnes et des grottes ». Cela implique qu’elle est la personnification du grand pouvoir de la roue en mouvement qui sous-entend toute chose. Elle répond à la question philosophique et religieuse de la souffrance. C’est le symbole de la Terre Mère du monde souterrain après avoir sauté dans le puits des mondes. Son habitation se situe dans les montagnes et sa légende parle d’un puits qui symbolise l’eau et le monde des dieux.
Sa symbolique est reliée à l’archétype de la grand-mère qui défend l’idée de la récompense juste pour l’intégrité et le travail assidu, attributs qui correspondent idéalement au Capricorne. Elle est aussi en connexion avec le monde des esprits à travers le filage et le tissage de la magie associée à la sorcellerie, la symbolique de ses activités a longtemps été associée au travail de rituels et de sortilèges.

Le conte commence avec une veuve, sa fille et une belle fille. La mère chérit sa propre fille, bien que celle-ci soit fainéante et colérique. La belle-fille est belle, d’une nature douce et fait les travaux les plus dures de la maison. Chaque jour, la belle fille file le lin du matin jusqu’à la nuit tombée sans jamais se plaindre. Un jour, elle est en train de filer à côté d’un puits, elle se pique les mains avec le fuseau, celles-ci sont maculées de sang et son fuseau lui échappe des mains et tombe dans le fond du puits. Horrifiée, elle court à la maison, rouge de honte et raconte sa négligence à sa belle-mère. La belle-mère cruelle lui ordonne de retourner au puits et d’aller le chercher tout de suite.
La fille retourne et dans sa peur et sa tristesse se jette la tête la première dans le puits de façon à retrouver le fuseau, tout devient sombre. Elle finit par ouvrir les yeux et voit qu’elle se trouve dans un magnifique pré au printemps. Les fleurs éclosent, elle commence à marcher sous le chaud soleil de l’après-midi ; très vite, une délicieuse odeur de pain en train de cuire arrive à ses narines, une voix l’appelle pour qu’elle se dépêche de le sortir du four avant qu’il ne brûle. Elle prend la grande pelle du boulanger et sort le pain juste à temps.
Peu de temps après, elle arrive sous un pommier chargé de fruits rouges et bien mûrs, les fruits l’appellent en l’implorant de bien vouloir les cueillir avant qu’ils ne tombent au sol. Elle va jusqu’à l’arbre, cueille chaque pomme et les pose dans un panier. Elle marche encore et arrive enfin à une petite chaumière. Une très vieille femme avec une peau ridée comme une noix et les cheveux aussi blancs que la neige qui vient de tomber arrive à la porte en s’essuyant les mains sur son tablier. Elle lui adresse un sourire chaleureux de bienvenue mes ses dents sont si grandes que la jeune fille s’enfuit de peur.
Il est bien évident que cette vieille femme est gentille car elle l’invite à passer le seuil de sa demeure confortable et chaleureuse. En échange de l’aide dans les tâches domestique, la jeune fille est invitée à rester chez la femme. Parmi les corvées, la tâche la plus importante est de secouer l’édredon en duvet chaque jour à l’extérieur, jusqu’à ce que les plumes volent comme de la neige. La jeune fille reste chez Frau Holle pendant longtemps en écoutant les histoires que celle-ci raconte et en mangeant un délicieux souper devant le feu chaque soir et elle est très heureuse.
Un jour, la jeune fille réalise qu’elle doit retourner dans le monde du dessus… Bien qu’elle soit heureuse ici, elle a le mal du pays et, surtout, elle commence à se demander si, dans le futur, elle se mariera et aura des enfants. Frau Holle est ravie qu’elle pense à tout cela, elle lui donne son accord pour qu’elle retourne dans le monde d’en haut, elle quitte la chaumière et une porte apparaît, Frau Holle l’encourage à y passer.
La jeune fille passe le seuil et une pluie de pièces d’or tombe du ciel lui remplissant les poches à éclater. Elle se retrouve derrière son ancienne demeure de raconte son histoire à sa belle-mère et à sa belle-sœur. Voyant la prospérité qui a été accordée à sa belle-fille, la mère insiste pour que sa propre fille aille dans le puits afin d’avoir sa part. La belle-sœur se plaint, elle se pique la main à un buisson épineux pour la faire saigner, puis elle va au puits où elle jette le fuseau, elle y saute pour aller le chercher. Elle arrive dans le même champ, elle passe chacune des étapes initialement expérimenter par l’autre jeune fille, mais agacée, elle hausse ses épaules et passe son chemin, finalement elle arrive à la porte de Frau Holle et présente ses services. Le 1er jour, elle fait ce qui lui est demandé, le 2ème et le 3ème jour, elle revient à ses habitudes de paresse. Frau Holle lui dit qu’il est temps de repartir et l’amène à la porte qui conduit au monde du dessus. Mais quand la belle-sœur franchit le seuil en s’attendant à une pluie d’or, un paquet de résines d’arbres est déversé sur sa tête et elle en est recouverte pour la fin de ses jours.

Ce conte est agrémenté d’éléments symboliques de « l’initiation d’une jeune fille qui devient femme ». Le thème du sang à cause du travail avec le fuseau suggère le 1er sang menstruel. La chute dans le puits magique est un thème utilisé dans de nombreuses histoires pour transporter la protagoniste d’un monde à l’autre, d’une forme d’existence à une autre. Quand la jeune fille a trouvé son chemin pour l’autre monde, qui est le symbole de l’espace inconscient, elle rencontre la vieille femme qui est le guide archétypale, l’aïeule sage qui enseigne la sagesse des cycles de la vie.
Les tâches consistant à sortir le pain du four, cueillir les pommes ou aider Frau Holle dans les corvées domestiques suggèrent que la jeune fille est intègre et agit en fonction de ce qu’elle sait être juste sans sauter aucune étape faisant parti de son initiation. Les pommes, comme tout le pain, sont à un point où ils sont prêts à être recueillis, ce qui est le symbole que la jeune fille a elle-même atteint le seuil de l’état de femme. La jeune fille a accompli toutes ses tâches y compris celle de secouer l’édredon de plume, une référence saisonnière qui signifie le motif cyclique. Elle dit à Frau Holle qu’elle est prête à retourner dans le monde de dessus et à prendre sa place dans la prochaine étape de vie. L’aïeule sage en est ravie, en passant la porte la jeune fille est récompensée pour son intégrité et sa bonne volonté au travail.
À l’inverse, sa belle-sœur fausse essentiellement tout le processus d’initiation, y compris celui du sang, elle ignore toutes les tâches requises pour obtenir sa récompense. Cela enseigne qu’il n’y a pas d’initiation « en le faisant exprès », on ne peut pas sauter les étapes, ni fausser l’expérience juste pour en obtenir le prix. Comme le Capricorne, on doit s’engager à la tâche en cours on doit faire le travail.

« La jeunesse est un cadeau de la nature, mais la maturité est une œuvre d’art »

Sagesse Saturnienne

On vient de répondre à l’appel du voyage insufflé par l’archétype Capricorne.
On est allé à la rencontre de l’énergie de la déesse Frau Holle et de l’expression mature, bienveillante, chaleureuse mais travailleuse et exigeante . Elle met en lumière la nécessité de respecter les notions telles que la patience, le plaisir du travail bien fait, de la récompense et de l’initiation. On a traversé le raid tenace soutenu par l’élément Terre, à la découverte de la magie des potentiels énergétiques d’une puissante maturité, force d’enracinement et d’ambition d’atteindre ses objectifs portée par la sage sobriété du Capricorne.

L’archétype du Capricorne est la 10ème étape zodiacale, le nombre 10 est « le Nombre Parfait », il est l’archétype du « Sachant du libre-arbitre ».

L’archétype du Capricorne se dessine par une montagne aride et sèche que gravit, avec effort, une chèvre, seul animal vivant en ces lieux inhospitaliers. La montagne, solidement posée sur la terre, part du sol pour toucher les hauteurs de l’azur. On détecte ici une ambition d’élévation soutenue par une grande prudence qui repère, pierre après pierre, les zones d’échappement qui mèneront l’Être dans des lieux réputés inaccessibles. Capable de subsister avec quelques rares touffes d’herbe, la chèvre poursuit inlassablement son effort ascensionnel vers le sommet. À force de persévérance et de ténacité, elle atteint le but et réalise soudain l’instabilité de sa position sur la pointe la plus acérée du pic rocheux. Sous ces pieds, elle constate et admire l’immense bloc de matière conquis. A portée de regard, des immensités d’espace lui donne l’impression de n’être que poussière perdu dans le vide. Au-dessus d’elle, le ciel insondable qu’aucune aspérité ne permet de saisir. Ainsi, à la solitude éblouissant du pouvoir et de la réussite, se mêle irrésistiblement l’avènement d’un monde nouveau annoncé par le Verseur des Eaux du ciel, le signe suivant du Verseau.
À ce stade, il semble impossible d’aller puis plus loin en s’appuyant sur le roc rigide de la volonté égotique. Arrivé au point de jonction entre Ciel et Terre, l’Être oscille entre 2 univers : l’un, connu et maîtrisé, appartient à la sphère de la personnalité et aux affaires du monde ; l’autre, lumineux et riche d’une nouvelle énergie, est un mystère pressenti, souhaité, attendu mais impalpable. Face au Ciel, la chèvre résiste comme un enfant nouveau-né que la peur étreint. Elle peut longtemps encore tourner en rond dans le faible espace de liberté que lui octroie sa position dominante.
Le Cancer, signe opposé au Capricorne, nourrit la conscience de soi naissante, la Balance (carré au Capricorne) développe la conscience sociale qui sera vécue intensément en Scorpion. De cette brûlante transformation naîtra le Sagittaire qui ,sous l’une de ses faces, représente l’Être socialement intégré dont le système de références est la norme collective. Il s’efforce de donner un sens au corps social, par une réflexion généralisée s’il s’agit de l’Ascendant, par une implication personnelle s’il s’agit du Soleil natal. S’appuyant sur tous les acquis des signes précédents, et prenant à contrario les énergies expansionnistes du Sagittaire, le dernier signe cardinal de Terre du zodiaque, le Capricorne, effectue un retour vers le centre, vers l’essentiel.
C’est la naissance de la Conscience du Soi.
En Taureau (signe de Terre), la forme (la Lune) est « exaltée », idéalisée ; sa maîtrise est le but à atteindre. Le Capricorne, exil de la Lune, procède à son détachement. Après une dernière immersion en son sein, il l’abandonne définitivement laissant le chemin libre de toutes entraves pour le Verseau et les Poissons.
De plus, chaque signe cardinal synthétise la triplicité précédente : ici, Balance, Scorpion et Sagittaire. En Balance, a lieu la réorientation de l’impulsivité et de l’expression personnelle (exil de Mars), afin que s’exprime la beauté de l’Être (habillement, esthétique), de son environnement (art, culture) et du groupe (harmonie des relations). Ce processus se poursuit en Scorpion sur le plan émotionnel (exil de Vénus) par la domination du désir, la perception et l’utilisation non égocentrée des énergies collectives. Enfin, le Sagittaire domine le cheval fou du mental en rendant hommage au pouvoir de l’intuition. La conscience qui a expérimenté avec succès les étapes Balance, Scorpion et Sagittaire ne s’identifie plus à l’apparence physique, aux émotions, ni aux pensées, mais elle fonctionne librement dans chacun de ces domaines.
L’intégration de la personnalité née en Bélier s’achève sous la vibration structurante du Capricorne avant s’ouvrir timidement aux énergies plus que personnelles qui s’écoulent du Soi.

Le Vieux Sage dit :
« L’homme jeune marche plus vite que l’Ancien , mais l’Ancien connaît la route »

Proverbe africain

Sentez vous à présent les tonalités et subtilités fondamentales des différents archétypes Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire et Capricorne ?
Nous avons exploré la grande capacité d’ouverture d’esprit de l’âme du Sagittaire, la clef de l’aspiration et de l’impatience propulsant vers un idéal, on vient de se confronter au principe de réalité et à nos limites corporelles avec le Capricorne, le Seigneur du Karma, figure de la détermination impersonnelle qui incite aux réalisations ; maintenant, nous nous envolons à la rencontre du Verseau, le génie, le révolutionnaire, le diseur de vérité, l’exilé, à la 11ème étape du zodiaque.

Namaste

Source : Les 12 Visages de la Déesse D. Blackwood et La Symphonie du Zodiaque Luc Bigé


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