La Saga du Pèlerin ou l’Itinéraire du « Fou Egaré mais Libre »(12) : la Roue de Fortune

Le Karma

Archétype du Mouvement Perpétuel et Eternel
Verbe : Bouger, Saisir une opportunité, Déstabiliser, Jouer, S’amuser.

L’image de couverture est une interprétation du Tarot de Marseille : le Tarot du Funambule

Mouvement, Changement, Impermanence
Elément : Feu
Influence planétaire : Lune et Uranus
Energie : Yin-Yang
Message : « Gouverner sa vie »
La Roue de Fortune est la Roue de la Destinée qui nous invite à prendre en main la manivelle qui fait tourner cette roue, sans être prisonnier d’un scénario dont aucune interprétation personnelle n’est permise. La Roue de Fortune est le moyen de quitter le « cycle infernal » des répétitions, c’est l’impulsion d’une effraction qui induit une brèche libératrice.

Tout ce qui n’est pas compris, se répète

Proverbe Indien

L’Image

Se mettre en contact avec l’arcane de la Roue de Fortune, c’est se relier aux différents paliers pour aller plus haut et plus loin, accepter et prendre les clefs qu’il offre. Cet arcane est la symbolique du principe évolutif (du centre vers l’extérieur) et du principe involutif (de l’extérieur vers le centre). La Roue de Fortune est la « Loi d’Incarnation ». L’image propose une roue avec sa manivelle, l’arcane est orientée vers la clôture du passé et l’avenir à venir. L’iconographie donne l’impression d’inertie où tranche le mouvement des vagues du sol bleu ciel. La réalité , sous une apparence solide, est en perpétuel changement.

*La Roue : l’éternité est le centre de la roue, le point d’ancrage de la manivelle. Celui-ci se situe à l’exact centre du rectangle que forme la lame. Le centre est le point d’où le changement peut opérer. Le message de l’arcane est clair : le principal facteur de changement, de vie, est l’action cosmique que l’on appelle la Providence divine. La roue est double, un cercle rouge et un cercle jaune mettant en évidence la double nature animale et spirituelle de l’Être. L’esprit humain sera toujours témoin de toutes ses actions. La notion de vie et de mort sont indissociables à cette étape ; par son mouvement ascension/chute, l’Être incarné est mis en relation avec l’alternance et la répétition en le précipitant dans l’affrontement de son karma personnel. L’aide de la conscience est obligatoire pour rompre et se dégager des modes répétitifs des actes, des événements et des situations. Cela permet de se libérer des rubans karmiques et/ou cordons émotionnels ou des cordes éthériques. Un fois uni au divin en soi, l’Être et le témoin sont une seule et même chose, l’arcane suggère d’atteindre ce stade ; créer l’unité au travers de la dualité.
Au sommet de la roue siège le sphinx, il est érigé et stabilisé sur un plan horizontal appuyé sur un axe vertical central, comme un pilier figurant l’axe du « moi », axe du monde. Rien n’est possible sans l’élaboration de ce pilier, essentiel, lien fondamental entre le Ciel et la Terre, le haut et le bas. Le mouvement de la roue procède de 3 étapes : involution, évolution et stabilisation. L’Être doit acquérir « son aplomb » dans l’instabilité née du mouvement qui le confronte perpétuellement au risque de chute. Il reste indispensable d’utiliser le passé pour comprendre le présent et accéder au futur.
La roue comporte 6 rayons de couleur blanche. Il y a 3 rayons en haut et 3 rayons en bas, le nombre 6 renvoie à l’arcane VI de l’Amoureux qui doit choisir. Les rayons sont-ils d’origine divine (le blanc) ? La question est essentielle mais appartient à chacun devant la manivelle. Qui tourne la manivelle ? Il n’y a aucun personnage sur la carte, si ce n’est les 3 animaux sur la roue ! Libre à chacun d’envisager le destin, la fatalité. Tout serait déjà écrit et inscrit, le scénario fixé par le « grand metteur en scène », le Créateur, la Providence ou autre. On revient à la notion de loi karmique, à la notion de libre-arbitre, à l’idée de « prendre son destin en main » en actionnant la manivelle. On est invité dans ce cheminement en conscience, à la prudence et la vigilance, pour bien entrevoir toutes les possibilités essentielles de la vie. Cette posture assure une meilleure assise et maîtrise de sa « destinée ».

*Les créatures étranges : au nombre de 3, rappellent la célèbre trinité : animal, humain et spirituel. L’un descend (le singe ?), l’autre monte (le chien ?) et le 3ème (le sphinx qui incarne le sommet) est stable. Les 3 créatures figurent des 3 étapes initiatiques du mystère de la vie (involution/évolution et stabilisation).
L’animal couleur chair, descend vers l’incarnation, il est vêtu sur le bas du corps signifiant l’aspect matériel ; quand l’autre animal, couleur jaune, vêtu sur le haut du corps, décrit le mouvement de l’intellect qui aspire à monter avec sa difficulté à l’écoute (bandeau autour des oreilles) et sa tendance à tourner autour de lui-même. L’animal bleu aux allures de sphinx, habillé d’ailes ou d’une cape rouge (la forme rappelle celle d’un cœur), tient contre son propre cœur, une épée (de la même longueur que le bâton que porte le Bateleur dans sa main gauche comme le sphinx). Cette lame régit les forces émotionnelles qui se présentent à la fois comme une énigme et comme la voie de la sagesse (couleur violette sur les pans de la cape). Le cœur est donc l’élément qui unit ou immobilise les autres instances, vie spirituelle ou vie animale. C’est souvent une énigme émotionnelle, un noyau affectif irrésolu, qui bloque l’élan vital de l’Être. Les 5 flèches de la couronne impliquent la quintessence de l’Être, la conscience capable d’unir les instances disparates de l’Être comme le pouce unit les doigts de la main. L’animal bleu, symbole du cœur, est celui par lequel la conscience peut jaillir. On observe sur son front un ovale bleu foncé, on peut y voir la trace du 3ème œil, ajna chakra, celui de la clairvoyance, qui officie de l’épousailles de l’effort matériel descendant et l’effort intellectuel montant. Le Sphinx peut résoudre l’énigme car il sait, il s’agit de la « grande énigme », la Vie.
Les pattes des animaux, entrelacées dans les rayons freinent le mouvement de la roue mais on peut imaginer aussi qu’ils la soutiennent et évitent qu’elle s’écroule. L’activité matérielle et intellectuelle soutient le cycle vital.

*Le sol bleu : mouvementé, évoque l’appel des animaux vers les profondeurs, vers une quête en soi-même dans les eaux matricielles. A la rencontre de l’inconscient, on se met dans l’acceptation et on s’approche de son « dieu intérieur » duquel émerge l’Être illuminé. Le centre de la roue représente à la fois le lieu d’arrêt, le noyau du problème et celui du mouvement possible, l’appel à l’éveil du trésor intérieur.

Processus Initiatique
« Le Cycle des Naissances »
« L’Unité primordiale comme commencement et comme aboutissement »

L’arcane de la Roue de Fortune symbolise la « philosophie de la réincarnation », du karma et les leçons spirituelles qui en découlent. Son graphisme suggère que tous les événements marquants de la vie, tant positifs que négatifs, symbolisés ici par la périphérie de la roue, ont un point central commun : le centre de la roue où se trouve l’essieu le faisant tourner. Plus l’Être comprend et accepte cette leçon initiatique, plus il est en mesure de découvrir ce point central qui anime toute chose dans la vie. Plus il se rapproche ce point central et plus il est en mesure de faire tourner lui-même la roue de sa vie par ses actions, ses prises de conscience et son élévation spirituelle. D’un Être animé par des forces extérieures telle une marionnette, il devient le « grand architecte » de sa vie. La Roue parle des descentes dans l’espoir d’une prise de conscience et présuppose la remontée selon l’efficience de la prise de conscience. Elle vise la capacité à juger soi-même de la valeur de ses actes. Elle exige de poser un acte pour sa valeur intrinsèque et non pas en faveur des circonstances. Elle demande l’acceptation de l’impermanence. Elle demande l’acceptation de la mort de toutes choses et, ultimement, l’acceptation de sa propre mort physique. Parce qu’elle vise finalement la libération du cycle des réincarnations, elle symbolise à la fois le but et l’enchaînement de l’âme.

La Roue de Fortune dans l’univers jungien : la Poussée Symbolique

Dans l’univers jungien, la Roue de Fortune correspond à un désir de changement, un besoin de cesser d’obéir à certains mécanismes et invitation à modifier ses habitudes. C’est la nécessité de s’extraire du cycle de répétition des comportements générés par le psychisme à la suite d’expériences marquantes ou aux conditionnements provenant de la lignée ascendante et de l’éducation. La Roue de Fortune suggère une souffrance par rapport à une sensation d’ennui, une routine qui pèse ou un enlisement dans une situation qui ne correspond plus au moment présent. L’énergie de cet arcane annonce un déblocage, ce qui est figé se remet en marche par le mouvement de la roue.
Le flux de la vie stimule et appelle, la force vitale a besoin de s’exprimer à travers des contacts extérieurs. Cela se manifeste par des actions imprévisibles, de folles impulsions ou des moments surprenants !
Il est temps que la roue tourne !

Sens Esotérique

(+)La fin d’un cycle et le début d’un autre
(+)Le changement de voie
(+)La reconversion
(+)L’acceptation du mouvement et de la transformation constante de la vie
(+)L’énigme et la nécessité de s’atteler à la résoudre
(+)Le retour des circonstances similaires, le karma en action
(+)Les blocages à dépasser
(+)L’incarnation de la matière et ses constants revirements
(+)Les cycles nécessaires des descentes et remontées dans l’inconscient
(+)L’utilisation de la volonté au travers des circonstances hasardeuses et du destin mouvant
(+)l’Aphorisme qui dit que tout ce qui monte, finit par redescendre et vice versa
(-)Se perdre dans les méandres et les aléas de la vie
(-)Tenter d’arrêter la route pour conserver les acquis
(-)Vivre dans le passé ou le futur

La Roue de Fortune et le Nombre 10

Le nombre 10 est-il pair ou impair ? En tant que nombre 10, il est pair, en tant que réduction théosophique (1+0=1) et donc retour à l’Unité, il est impair. C’est un nombre qui insuffle une dynamique passive/active. Ce dualisme interne, inhérent à sa structure, apporte une multitudes de possibilité à cette énergie comme la richesse, l’expansion, une vision élargie des choses.
Lié au destin et à la destinée dans sa relation avec le Tarot, ce nombre propose l’accès à la connaissance et à l’évolution par le biais des différents paliers à franchir, de nombreuses rencontres variées avec les éléments constituant l’univers.

La Tétraktys de Pythagore ( 1+2+3+4=10) considèrent ses 4 niveaux comme le fondement de la création universelle. La Terre et le Ciel s’expriment dans cette figure, un triangle dont le point au sommet incarne le divin. Elle est associée au parfait, à l’absolu et à l’harmonie totale.
Le dodécaèdre est la transcription concrète et « solide » du nombre 10 et de la Tétraktys. De tous les polyèdres, celui-ci correspond à la perfection, atteinte grâce à tous les éléments le constituant : le tétraèdre représente le Feu, l’icosaèdre l’Eau, l’octaèdre l’Air et le cube la Terre. Le dodécaèdre est la Totalité : 1 le Feu + 2 l’Eau + 3 l’Air et le 4 la Terre = 10 l’univers.

La Roue de Fortune et l’Astrologie

La Roue de Fortune est associée à Jupiter, ou le « Grand Bénéfique ». Jupiter pousse toujours à dépasser les limites habituelles, ainsi cela permet de rayonner (la roue) à partir de cette extension et de manifester de nouveaux talents dans le monde. Jupiter, comme force de réussite et inflationniste, peut aussi devenir maléfique et se transformer en force autodestructrice si la fonction de préservation et d’assimilation qu’il symbolise se mue en un désir incontrôlé de glorification personnelle. La Roue de Fortune rappelle concrètement que ce qui monte doit redescendre et que tout finit par se payer.
Jupiter et l’arcane de la Roue portent tous les 2 l’énergie de la chance, la « bonne fortune », ainsi que les virages du destin, la prospérité ou les pertes.

La Roue de Fortune et la Mythologie

Dans la vie, il y a la bonne ou la mauvaise fortune, la chance ou la malchance. Depuis l’antiquité et jusqu’à la renaissance, la Fortune s’est manifestée sous diverses formes, a subi différentes phases, et a traversé le processus proposé par l’arcane de la Roue de Fortune.
Fortuna est une divinité italique allégorique de la chance. Son nom dérive du latin fors qui signifie « sort ». Elle est identifiée à la Tyché grecque et était peut-être à l’origine « porteuse de fertilité ». Fortuna représente le destin avec toutes ses inconnues. Fortuna est appelée Primigenia , soit « Primordiale » (de Jupiter), elle est considérée tout à la fois comme la fille et la nourrice de Jupiter. Elle est représentée avec un gouvernail, une corne d’abondance lui permet de dispenser des trésors. Elle est aussi figurée avec les yeux bandés, telle une déesse aveugle, laissant agir le hasard. Il est ainsi possible d’unir la Roue de Fortune à tous les rites païens et sacrés qui mettent en scène les cycles saisonniers.

La lettre hébraïque : Yod

Capacité d’Agir

La Lettre hébraïque Yod est en relation avec yad qui signifie « la main ». Cette lettre symbolise, par sa valeur, la Création du Monde par 10 Paroles (10 doigts). Yod, à peine plus grand qu’un point, est la plus petite lettre de l’alphabet mais ce qu’elle contient est très puissant. C’est un point indivisible et infini montrant que la Création, bien que possédant de nombreux aspects, reste Une. Elle enseigne que la plus petite semence peut produire le plus grand des univers et la plus petite attention engendrer la plus grande des forces. Sa petite dimension décrit l’essence sans contraintes physiques, tels que le temps et la lumière. Le yod est porteur d’espace et sa manifestation symbolique est la main. La guématria de yad, la main est 14, en référence de la main avec ses 5 doigts comportent 14 phalanges. L’union des 2 mains produit la force.
Le Yod est à l’image de la roue dont la plus petite impulsion peut développer un immense mouvement. Il parle de la puissance de manifestation et d’action comme la main dans le corps.
La lettre Yod est l’achèvement et la plénitude, l’existence manifestée ou la puissance servant à la manifestation. Il est principe producteur actif, il entretient l’existence individuelle, le noyau spirituel de l’individualité provoquant un perpétuel devenir.

Dans l’Arbre de Vie de la Kabbale, la lettre Yod, qui est la 10eme lettre, relie les 2 mondes incarnés Gevoura (la Justice divine) et Hod (la forme conditionnante) sans pouvoir encore distinguer en conscience claire, le fonctionnement subtil en Soi. L’Être chemine vers l’unité de l’Être sans procéder par l’accumulation d’expériences. L’énergie du Yod reliée à la Roue de Fortune se présente lors de choix et d’alternative provoqués par les dilemmes de l’existence. C’est franchir une porte après laquelle, la vie sera bouleversée avant d’entamer un nouveau cycle. C’est l’énergie du cœur qui se met en marche. Il se présente une force animale instinctive de « sauver sa peau » de façon expansive et en allant de l’avant. C’est s’engager dans la conformité du « Soi » en se libérant de ce qui est égotique et personnel. Le Roue de Fortune régit le principe de l’alternance, c’est le moment de vérifier par sa propre expérience et non par référence à un autre, sa capacité à gérer l’articulation entre ses différentes tendances et faire face à ses résistances. Cette étape est comme un test pour avancer plus profond et aller plus loin à la rencontre du réel.

La Roue de Fortune et la lettre J

La lettre J est dite une « lettre rapide », on y trouve une notion de vitalité et d’extériorisation. Elle induit l’affirmation de soi, la capacité à recommencer, à repartir sur de nouvelles bases quand les anciennes ne sont plus bonnes et se conformer à la loi des cycles. Quand on accepte le changement, s’ouvre le potentiel de l’évolution.
La lettre J est une lettre de création, d’activité, d’affirmation, du sens de responsabilités, de justice, d’énergie, d’opportunisme actif.

La Roue de Fortune en Cartomancie
« Saisir les Opportunités comme Source de Changement »
« Se conformer aux Forces d’Evolution »

La Roue de Fortune est l’arcane du mouvement, des opportunités, de la destinée humaine et de ses aléas. Elle indique de mettre en place une certaine adaptabilité aux situations vécues en s’assouplissant. Il s’agit de se laisser porter par les événements et de s’accommoder aux changements imprévus, ou bien de reprendre en main la destinée de la vie en prenant soin d’imprimer la direction souhaitable à la bonne évolution du dharma.
Cette double circulation met en lumière, d’une part, des occasions à saisir souvent à caractère éphémère dont il faut profiter avant qu’elles ne se mettent hors de portée ou, d’autre part, l’encouragement à la prise de risque s’il y a matière à innover.
La marée universelle se traduit chez l’Être par une série d’actions et de réactions. La Roue de Fortune invite à coordonner ses reflexes à ce système d’alternance, en identifiant par intuition ou par raisonnement le moment venu pour recevoir en confiance ce qui se présente à soi, ou à l’inverse d’être pro actif et provoquer les conditions favorables en infléchissant le cours des choses à sa propre volonté.
En position défavorable, cela peut être cette même volonté qui fait à l’image de la manivelle de la roue ! On devient le jouet des forces chaotiques et instables pouvant entraîner, soit un cercle répétitif de mauvaises habitudes, soit des bouleversements et renversements accumulés de situations indésirables.
La personne qui tire cet arcane peut aussi se montrer résistante aux changements qui se présentent et lui seraient propices.
La Roue de Fortune peut traduire une forme d’instabilité, elle rappelle la nature transitoire et inconstante de ce que l’on est, trop apte à prendre pour définitif ce qui est acquis !

Synthèse

La Roue de Fortune permet d’identifier les schémas et mécanismes qui se perpétuent tout au long de l’existence, induits par une cristallisation de certaines expériences ou des conditionnements hérités du passé, de la culture ou de la famille. L’invitation de la Roue de Fortune est de prendre profondément conscience de cet état et de promettre un véritable changement intérieur avec des conséquences directes dans l’évolution de l’incarnation présente.
Cette étape enseigne l’acceptation des aléas du sort et l’alternance début/fin ; yin/yang ; positif/négatif ; vie/mort et gain/perte. Il s’agit, ici, de laisser le destin produire son effet avec confiance et de garder à l’esprit que tout événement a une raison d’être.
La Roue de Fortune précise que l’on ne peut pas tout maîtriser et que des forces supérieures influencent et interagissent avec la destinée de l’Être. La Roue de Fortune conseille de se « mettre en harmonie », de ne plus résister au courant de la vie et de se relier au mouvement du cycle de la nature.
La Roue de Fortune signale un moment particulier pour profiter de l’instant présent et lâcher-prise en faisant confiance à la Providence.

La Roue de Fortune qui tourne :
« J’ai connu toutes les expériences, au commencement j’avais devant moi un océan de possibilités. Guidée tour à tour par la volonté, par la providence ou le hasard, j’ai choisi mes actions, accumulé de la connaissance pour ensuite éclater sans finalité préconçue. D’innombrables fois j’ai trouvé la stabilité, j’ai voulu en garder les fruits mais ils ont pourri, j’ai compris que je devais m’ouvrir aux autres et partager. Qu’il me faudrait chercher le Grand Autre moi, la Source Divine. Autour du centre de mes révolutions, je me suis perdu (e). Jusqu’au jour où une force irrépressible, j’ai agi dans le monde et tenté de le changer. Alors j’ai tout abandonné, ma quête spirituelle s’est élargie au point d’inhiber la totalité de la matière, ma seule sagesse comme compagne. J’ai appris que tout ce qui commence finit, que tout ce qui finit commence ! J’ai appris que tout ce qui s’élève descend, que tout ce qui descend monte ! La misère devient richesse, la richesse misère !
D’une mutation à une autre, je vous invite à vous unir à la roue de la vie, acceptant les changements avec docilité, patience, humilité jusqu’au moment où explose la conscience, la réalité cesse de tourner sur elle-même et elle s’élance dans l’Esprit Créateur »

Alexandro Jodorowsky « La Voie du Tarot »

Namaste

Cette fable est soutenue et inspirée par plusieurs livres que je vous partage afin de les découvrir dans leur essence, en effet je n’invente rien je fait juste du lien !
*Ombres et Lumières du Tarot ; Carole Sédillot
*La Voie du Tarot ; Alexandro Jodorowsky/Marianne Costa
*ABC du Tarot Analytique ; Suyin Lamour
*Créer son succès avec le Tarot Coaching ; Sébastien Michel
*Les Clés Esotériques du Tarot Truth
*L’alphabet hébreu et ses symboles ; Georges Lahy
*Kabale et Tarot ; Dominique Aucher

Les Arcanes du Tarot utilisés pour imager le titre sont issus du très beau jeu « Tarot du Funambule » créées par l’artiste minimaliste Siolo Thompson ; artiste autodidacte, elle vit et travaille à Seattle, dans l’état de Washington. Elle se sert dans son travail de divers supports et techniques. Des études de littérature comparée l’aident dans sa quête pour traduire des idées, des émotions et des histoires complexes dans le langage des arts visuels. Elle est également l’auteure de L’Oracle des Simples, du Tarot de l’Entre-Mondes et du Calendrier Botanique de la sorcière.
Elle s’inspire, ici, des 78 cartes du célèbre Rider Waite Smith, elle intensifie l’interprétation et pousse à une compréhension plus approfondie. Grâce à ses images douces mais évocatrices, elle nous invite à voyager entre 2 mondes afin d’y trouver une guidance, y toucher l’équilibre entre Magie et Monde réel.

Pour le chapitre qui traite « l’image » il s’agit du jeu de Tarot de Marseille éditée par la maison Camoin.

A découvrir : La quête, fable de la quête initiatique du Tarot


Une réflexion sur “La Saga du Pèlerin ou l’Itinéraire du « Fou Egaré mais Libre »(12) : la Roue de Fortune

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